Après la longue crise militaro politique, le Gouvernement Ivoirien a compris que la poursuite des progrès dans la promotion de la santé dépend de la qualité des services et de l’offre de santé, ainsi que de l’élargissement du système assurantiel aux couches sociales œuvrant dans le secteur informel telle que les artisans. C’est pourquoi, dès la mise en route de la Couverture Maladie Universelle en 2014, les autorités en charge de cette politique sociale ont pris des mesures et menée des sensibilisations afin d’obtenir une affiliation forte des artisans. Mais le constat est que plusieurs années après, l’affiliation de cette catégorie à la CMU restent toujours faibles. C’est le même son de cloche dans le milieu des apprentis artisans de la ville de Korhogo ou le taux d’affiliation oscille autours de 20%[1]. C’est dans cet ordre d’idée que le présent article cherche à questionner les éléments sociaux qui favorisent ce comportement de faible adhésion des apprentis artisans à la CMU après tant d’année de sensibilisation. Le travail repose sur une approche méthodologique qui combine des outils et méthodes qualitatifs et quantitatifs sur un échantillon raisonnable. Les résultats indique que le faible taux d’affiliation des apprentis artisans à la CMU est expliqué par des éléments socio-démographiques (l’ethnie – la nationalité, l’éducation, la religion et le statut matrimonial) propre à cette catégorie socio-professionnelle.
[1] Selon notre enquête exploratoire
Keywords: CMU, affiliation, caractéristiques sociodémographiques